J'ai envie de l'ouvrir en ce moment! Et bien grande!
Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu voir ma virulence à propos du harcèlement de rue. Vous l'avez bien compris, je suis PRO-FEM!
Je préfère laisser ce débat sur les réseaux sociaux mais quand même, pour finir :
Je voudrais vous parler d'autre chose aujourd'hui.
C'est la crise nous le savons. Pour la BD c'est aussi la grande crise. Les résultats de vente sont catastrophiques pour tout le monde. Certains auteurs abandonnent (pas d'inquiétude, de mon côté je ne peux que continuer, c'est ça ou mourir) et se réorientent sous peu (à moins que ce soit le choc et que leur ton dramatique ne fut utilisé qu'à cette occasion).
Messalyn (ma side-kick, vous le savez maintenant) et moi avions cette conversation, à savoir : comment promouvoir une œuvre, un livre notamment. Et nous sommes tombés là dessus, sur cette énormité que nous savions déjà mais sans vraiment s'en être rendu compte : la publicité pour les oeuvres littéraires est interdite à la télévision!
extrait de wikipédia :
Depuis le 1er janvier 2004, l'édition littéraire
peut faire de la publicité sur les chaînes du câble et du satellite,
mais pas sur les chaînes hertziennes analogiques et numériques ; de même
que la presse.
Il s'agissait auparavant de protéger certains secteurs économiques,
notamment les recettes publicitaires de la presse écrite régionale.
C'était donc interdit jusqu'en 2004 mais la réforme ne concerne que les chaines du câble. Donc on peut nous faire acheter des soupes transgéniques et des céréales enrichies en sucre mais pour les bouquins c'est tout autre chose.
Nous sommes des moutons, nous avalons des tonnes de cochonneries, elles nous sont en grosse partie imposées par nos médias (on ne me relance pas sur les dictats de nos médias en ce qui concerne les femmes et le calibre qu'elles devraient observer pour être médiamment correctes). Je n'ai pas regardé la télé depuis 13 ans et je vais continuer mais cette loi me révulse.
Imaginez quand même... on apprend à lire et à écrire à l'école mais ce doit être un effort politiquement correct de nos "maîtres" puisque c'est en lisant que l'on apprend à écrire. Et trop éduquer la plèbe pourrait être dangereux... c'est ce qui semble non? Si dans la publicité, on incluait les livres, les gens ne seraient ils pas plus enclin à lire?
Certes, certains livres véhiculent des idées qui pourraient être contraires au bon fonctionnement de la société. Quand bien même, un livre est-il nocif pour un enfant par rapport à un jouet débile en plastique? Ou une bande dessinée
?
Le truc aussi c'est qu'il faut montrer aux gens que certaines choses existent, ils ne vont pas d'eux même rechercher la nouveauté ou la différence, ils se contentent de prendre ce qui est le plus près. Si nous ne faisons pas l'effort d'aller au devant de ces gens, ils ne douteront même pas de notre existence.
Certains auteurs font des bandes annonces magnifiques pour la sortie de leur livre (je pense notamment aux bandes annonces de la collection
Métamorphose qui sont sublimes) et elles mériteraient de remplacer les pubs mac do. Grrrr quoi!
(et mettez-là en grand écran, c'est juste wouaaaaa!)
(Eco - tome deux, collection Métamorphose, éditions Soleil, Almenza et Bianco)
Donc le livre et la bande dessinée sont en crise malgré des prix tout de même abordables.
Et "on" s'en fout. Parce que (pardon, je me prends en exemple) Burlesque Girrrl coute 12,90 euros, c'est un beau livre (techniquement : papier, couverture, ...) et ce n'est pas cher. Moins cher qu'une paire de chaussettes et ça tiendra plus longtemps qu'un menu mac do ou qu'un slip H et M qui gratte.
Vous savez quoi, à partir de maintenant, quand vous viendrez à mes dédicaces, je vous offrirai cartes postales et autres petites choses. C'est à mes frais, c'est moi qui régale. Achetez Burlesque Girrrl!
Mes propos sont un peu décousus mais je suis énervé et j'ai du mal à parler quand je suis énervé. Bon je vais aller faire autre chose, notamment aller boire une bière au Winchester.